Grand-Bassam, 25 juin 2025 — Ce mercredi, des murs du centre social de Grand-Bassam ont résonné des voix d’enfants venus des quatre coins de la Côte d’Ivoire. À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs de Côte d’Ivoire (AEJT-CI) a orchestré un plaidoyer vibrant en faveur d’une budgétisation plus équitable des droits de l’enfant, sous le thème évocateur : « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : Progrès depuis 2010 ».

Depuis plus de deux décennies, l’AEJT-CI joue un rôle central dans la défense des droits des enfants travailleurs. Grâce à des programmes multisectoriels – éducation, santé, nutrition, protection – l’association ne cesse d’impacter positivement la vie des enfants les plus vulnérables.
Mais ce 25 juin, le message était clair : malgré les progrès réalisés, le financement dédié à l’enfance reste insuffisant, parfois inégalement réparti, et peu sensible aux besoins réels des enfants.

Dans une démarche audacieuse, l’AEJT-CI a permis aux enfants de devenir eux-mêmes les porte-voix de leur génération. Lors de la cérémonie, des jeunes formés au plaidoyer ont pris la parole devant les représentants de l’État, des collectivités et des ONG, réclamant une meilleure transparence budgétaire, une répartition équitable des ressources, et surtout, leur inclusion dans les politiques qui les concernent directement.
Mme Koua Chimère, représentante du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a salué cette initiative : « Ces enfants prouvent qu’ils sont prêts à participer activement à la construction d’un avenir meilleur. Écoutons-les. »
Au-delà des discours, des ateliers de sensibilisation sur les droits de l’enfant, la nutrition, et la prévention des violences ont rythmé la journée. Ces espaces d’expression ont mis en lumière une idée forte : les enfants ne sont pas de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais des acteurs à part entière.

